Soirée annuelle "Patrons Champions du Changement"

Il y a toujours des personnes qui sont plus en avance et qui montrent le chemin aux autres et c’est le cas des Patrons Champions du Changement. Vous êtes les avant-gardes du patronat

A l’occasion du lancement du volet 3 du mouvement « Patrons Champions du Changement » sur la Diversité et l’Egalité des Chances, le Défenseur des Droits, Jacques Toubon, nous a fait le plaisir d’intervenir pour présenter ses différentes missions et échanger avec les Patrons Champions sur les questions de lutte contre les discriminations, de diversité et d’égalité des chances. Le Défenseur des Droits a exprimé à la fin de cette soirée son envie de travailler en collaboration plus étroite avec le Medef sur ces sujets.

La lutte contre les discriminations, en particulier dans l’emploi et dans l’entreprise, ne sera gagnée que si l’ensemble de la société, et en particulier des chefs d’entreprise s’investissent dans cette action

Il a été rappelé lors de cette soirée qu’il ne fallait pas confondre la lutte contre les discriminations et la notion de diversité. Pour le Défenseur des Droits, la discrimination est le plus souvent « le résultat d’une absence d’information, de formation et de connaissance dont le premier levier est la pédagogie ». Le Défenseur des Droits en a profité pour rappeler les 25 critères de discrimination que l’on trouve dans la loi.

Le Défenseur des Droits a donné trois recommandations à nos Patrons Champions pour les aider dans ce combat :

  1. L’engagement. « Une politique de lutte contre les discriminations passe par l’engagement au plus haut niveau [des chefs d’entreprise]« .
  2. La réalisation de diagnostics. « Il faut se regarder dans la glace et accepter ce que l’on est, c’est le seul moyen d’évoluer et de changer ».
  3. La pédagogie qui passe par la sensibilisation et la formation

Sur la question du testing et du name and shame le Défenseur des Droits s’est montré très partagé. Il entend que « les entreprises ont déjà assez de contraintes » mais par moment il faut, selon lui, « passer par une obligation« . La méthode du testing anonyme, très utilisée par ses agents, est une méthode qu’il juge « bonne, si elle est bien utilisée, permettant de déceler des situations de discriminations et de faire monter la connaissance de ces situations de manière pédagogique contrairement au name and shame qui n’a pas de finalité pédagogique« . « La mise en cause publique n’est pas un levier efficace ».

Si la lutte contre les discriminations, tout comme la mixité et l’égalité professionnelle sont des causes qui se doivent d’être portées et initiées par le dirigeant, il ne faut pas oublier que ces questions comportent leur lot de complexités et que l’approche doit être adaptée en fonction de chacun et de la taille de l’entreprise.

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