L’équilibre de vie au cœur de la performance des hommes et de l’entreprise

L’équilibre de vie au cœur de la performance des hommes et de l’entreprise : telle est la conviction d’Anne- Sophie Panseri, PDG du groupe Maviflex installé près de Lyon. Pour réussir et faire gagner en performance son entreprise, cette dirigeante engagée – elle est aussi présidente des femmes chefs d’entreprise de Lyon (Association Internationale de 50 000 femmes crée en 1945) – a misé sur l’innovation managériale. Un défi qui paye si l’on en croit la croissance de cette entreprise familiale qui s’ouvre aujourd’hui à l’international.

 

Secteur : Industrie
Activité : Menuiserie, portes souples thermiques
Effectif : 104 salariés
CA 2010 : 13 millions d’euros

Parce qu’elle est elle-même convaincue que performance rime avec bien-être, Anne-Sophie Panseri a décidé de mettre à profit toutes les expériences qu’elle a pu accumuler en échangeant et partageant avec les dirigeants et DRH de son territoire. Peu importe la taille de l’entreprise, les enjeux restent les mêmes si l’on en croit cette dirigeante : faire croître son activité et permettre à ses collaborateurs d’évoluer dans un environnement favorable à leur engagement. Dès lors, elle a commencé à réfléchir à des pratiques simples à mettre en place pour favoriser l’équilibre de ses collaborateurs.

Aménager les horaires en fonction de l’année scolaire

Parce que la vie des parents est souvent ponctuée d’impératifs récurrents (activités sportives, musicales, orthophoniste etc.), l’entreprise a souhaité donner la possibilité à ses salariés d’aménager leurs horaires en début d’année scolaire pour caler l’organisation des familles. Risqué ?

Inscrit dans le contrat de travail, cet aménagement a suscité un véritablement engouement de la part des jeunes pères de l’entreprise, qui se sont autorisés à en faire la demande sans peur d’être jugé sur leur masculinité et qui ont ainsi pu prendre le relai de leurs épouses. Pour autant, cela n’a pas déclenché de raz-de-marée dans l’entreprise rassure Anne- Sophie Panseri « depuis plus de 3 ans que le dispositif existe, nous n’avons jamais eu plus de cinq demandes par an, ce qui nous a permis de toutes les satisfaire ». « Dans la réalité, le simple fait d’offrir la possibilité au salarié ne déclenche pas immédiatement une demande : ils n’y a jamais eu d’abus et les collaborateurs sont très raisonnables. L’essentiel, c’est la confiance… ».

Offrir la flexibilité horaire

La confiance… elle est aussi nécessaire, lorsque l’on décide comme Maviflex d’offrir à ses collaborateurs une flexibilité d’une heure sur l’horaire d’arrivée, lors de la pause déjeuner ou le soir. Mais dans les faits, là encore, cette pratique ne suscite rien d’autre que la satisfaction des collaborateurs, leur attachement et leur fidélité, à une entreprise qui respecte leurs rythmes.

Montrer l’exemple

Un respect des rythmes professionnel et personnel que reconnaît officiellement la direction en obligeant chacun des collaborateurs – dirigeants compris – à quitter l’entreprise pour 18h30 tous les soirs. « C’est la condition sine qua none pour une égalité réelle entre les hommes et les femmes », affirme Anne-Sophie Panseri. « Lorsque le dirigeant reste tard, certains s’obligent à l’accompagner, parce que ça fait bien.  En fermant les portes de l’entreprise à 18h30 et en fixant des horaires pour le début et la fin des réunions, on limite le présentéisme et on met tout le monde sur un pied d’égalité, celui de la compétence ».

Des pratiques managériales respectueuses des hommes qui semblent, une nouvelle fois, faire la preuve de leur efficacité : 12% de croissance en 2010 et un prévisionnel de 10 % en 2011…et qui font le bonheur des salariés si l’on se contente de regarder le seul taux de turn-over – étonnamment faible – y compris sur les populations de commerciaux. Inutile de chercher ailleurs quand le bonheur est là !

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