La notion de respect vue par la génération Y

Une perception sévère des jeunes par le monde du travail

 

Un condensé d’information à l’usage des jeunes pour se défaire des images qui entourent l’entreprise et permettent leur meilleure orientation.

Une part croissante des 21-30 ans ne maîtrise plus les règles élémentaires de politesse en société et encore moins le respect des horaires ou des délais. Ce constat est partagé par de nombreux chefs d’entreprise, ainsi le chef du personnel d’un site industriel de Bourgogne raconte qu’il doit faire l’éducation des jeunes afin qu’ils « respectent les locaux sociaux, ne jettent pas leurs mégots par terre, arrivent à l’heure, respectent les personnes avec lesquelles ils travaillent et s’habillent correctement ».

 

L’origine de cette différence de valeurs

L’école et la famille souffrent en ce début de 21ème siècle. Autrefois premiers lieux de socialisation et donc d’insertion dans la société, ils semblent aujourd’hui faillir à leur rôle d’éducation des enfants. Familles monoparentales ou recomposées et jeunes enseignants dépassés par la violence et la démotivation de leurs élèves : le tableau est sombre et explique le décalage qui se fait jour entre la génération Y et les autres.
 

Un paradoxe porteur de solutions

La génération Y ne maîtrise certes pas totalement les règles de politesse lorsqu’elle arrive dans le monde du travail et pourtant, elle exige à son égard des marques de respect très importantes liées à son besoin aigu de reconnaissance. C’est sur ce levier que le chef d’entreprise peut s’appuyer pour permettre à tous de travailler ensemble en bonne intelligence.
 

Mission n°1 : Que l’habit fasse le moine

Le « look » des jeunes collaborateurs en entreprises portent souvent à débat. Souvent ils sont jugés « mal habillés, mal rasés », comment leur expliquer la tenue à adopter ? Par l’humour pour ce cabinet d’audit international qui a envoyé un courriel à ses jeunes salariés dont voici un extrait : « Las, j’ai dû me résoudre à constater que le spectacle qui s’offrait à moi était probablement une nouvelle poussée exceptionnelle qui faisait sens en conjuguant coolitude, sympathicalité et révolte. A moins que ce fripstyle soit devenu à la mode ce que le politiquement correct est au débat d’idées, un affaissement navrant. »

Sans aller jusque-là, le chef d’entreprise à tout à gagner à expliquer clairement à ses salariés, dès le premier jour, le look adéquat à adopter surtout s’ils sont en permanence au contact du client. Enfin, une aide pour l’achat du premier costume peut être utile.

 

Mission n°2 : Be on time

Individualistes, la génération Y est demandeuse de solutions adaptées en matière de temps de travail. Ils souhaitent de la liberté dans l’aménagement de leurs horaires. Une entreprise internationale spécialisée dans les réseaux de communication a ainsi mis en place plus de deux cent horaires différents, permettant à chacun de gérer son temps dans la mesure où la continuité du service est assurée.

Pour le groupe Accor, le respect des règles fondamentales se fait sous forme de « Trophées » ayant pour but de récompenser les collaborateurs les plus performants dans ce domaine. Plusieurs déclinaisons existent : Trophée du collègue du mois, de l’employé modèle, du plus ponctuel… Il s’agit de mettre en valeur l’importance du savoir-être en entreprise

Rappeler l’ensemble de ces règles dès le jour d’arrivée du nouveau collaborateur est là encore une solution simple à mettre en place.

 

L’exemplarité du management comme solution

Le respect demandé aux jeunes collaborateurs va dans les deux sens, pour cela il est nécessaire que le management montre l’exemple, source de leur légitimité.

Chez Danfoss Socla, les managers sont promus ou recrutés en tenant compte de cet impératif : « C’est ainsi qu’au moment de la mise en place des coordinateurs d’équipe, niveau hiérarchique qui n’existait pas dans l’entreprise, nous avons ouvert un recrutement interne, avec parmi les critères de recrutement, l’exemplarité. Il n’était pas question de nommer un opérateur, si efficace soit-il dans son poste, qui ne serait pas exemplaire dans son comportement, tant du point de vue de la sécurité que dans son travail quotidien. Les jeunes ne l’auraient pas compris. Ainsi le critère d’ancienneté est passé au second plan. Difficile à comprendre pour certains. Mais essentiel pour les jeunes ».

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